
Sarah Witeneim a traversé les mers et les océans en tant que marin pendant 12 ans et a géré une agence événementielle à Cannes et Monaco. elle a été co-fondatrice de l’événement Echo-event de la Sorbonne à Paris en 2023. Exposée au phénomène UAP dès son plus jeune âge, après avoir été témoin d’un UAP en 2003, elle a continué à enquêter en France et dans d’autres pays, dont l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Irlande. Sarah enquête également sur les Crop Circles, elle a inspiré son mari Jonnie Hurn, réalisateur du film « In Circles ». Elle a accepté de répondre aux questions de UAP Afrique.
Bonjour Sarah Witeneim, merci de nous accorder cet entretien. Le 4 et 5 novembre 2023, vous avez co-organisé le colloque Echo Event, un colloque consacré à la question OVNI à l’université de la Sorbonne. Une première historique, relayée par les médias. Pourquoi ce souhait d’organiser un colloque ?
Bonjour, l’objectif principal de ce colloque ou congrès était de démocratiser le sujet des UAP, qui est trop souvent ridiculisé. Nous souhaitions prouver que ce sujet est bien réel et qu’il est pris très au sérieux par des scientifiques, des hauts officiers, des pilotes et des ufologues, ce qui a contribué à renforcer la crédibilité de cette thématique.
Quels sont les souvenirs que vous retenez de ce colloque ?
La fluidité, les rencontres, le respect mutuel entre les participants, l’harmonie entre les conférenciers, ainsi que le fait que les journalistes ont joué le jeu.

On peut parler d’une actualité ovni non-stop, avec des lanceurs d’alertes, des politiciens mobilisés en Amérique du Nord mais aussi dans l’Union Européenne avec une session parlementaire organisée le 20 mars dernier et également un document récemment paru signé par Ursula Von Der Leyen qui insiste la problématique ovnis et sécurité. Or la majorité relative de la population en Europe fait comme si rien n’était, comment l’expliquez vous ?
Je ne l’explique pas, en effet, c’est presque incompréhensible. Peut-être attendent-ils de voir ce qui se passera aux États-Unis avant de réagir. Comme vous l’avez souligné, l’information est continue depuis la première révélation d’un programme sur les UAP en 2017. Cependant, il est surprenant de constater que, alors que l’aspect psychologique, psychique, philosophique et paranormal est pris en compte depuis plus de 70 ans aux États-Unis et dans d’autres pays, l’Europe commence à peine à s’ouvrir à ces questions.

L’ ufologue de renom Jean-Pierre Troadec disait le jeudi 10 octobre dans l’émission The Uap Show qu’il n’y avait pas de hasard et que quelque chose se préparait de façon plus proche qu’on ne pouvait le penser. Quel est votre avis ?
Je pense effectivement qu’il existe un programme de divulgation en cours, et Luis Elizondo ne le cache pas. Dans une interview avec Vinnie Adams, il a d’ailleurs mentionné les ‘cinq piliers’ relatifs à une divulgation par étapes. Une partie du Pentagone semble vouloir divulguer des informations afin de préparer l’humanité à l’idée de l’existence d’une vie non humaine, dans le but d’éviter un scénario catastrophe pouvant mener à un mouvement de masse. Ils semblent privilégier une divulgation diffuse, bien que les choses paraissent s’accélérer. La véritable raison sous-jacente à tout cela reste à clarifier.
Vous faites partie du réseau UAP Check et vous avez soutenu UAP Afrique dans le cadre de la première exposition du genre ‘Les Ovnis en Afrique’ organisée à la Galerie Echo Musée en juillet dernier qui a suscité un grand intérêt. Qu’est-ce qui vous conduit à soutenir cette exposition ?
Le domaine des UAP est un sujet d’envergure mondiale, touchant tous les pays,tous les continents, y compris l’Afrique, dont on parle malheureusement trop peu. Pourtant, il y a tant à explorer sur ce continent. Il me paraît essentiel d’ouvrir la discussion sur les UAP en Afrique, car de nombreux cas demeurent à découvrir. De plus, la dimension artistique a toute sa place dans l’ufologie, ce qui rend ce sujet d’autant plus remarquable grâce à sa nature pluridisciplinaire. C’est pourquoi UapCheck ne pouvait que soutenir ce projet, qui est d’ailleurs loin d’être terminé puisqu’il s’agit d’une exposition itinérante.
J’aimerais également souligner que ce choix de soutenir cette exposition repose sur la rencontre humaine avec une personne d’une grande sensibilité et d’une belle humanité, comme Jann Halexander. Les expositions sont l’expression de notre époque et de notre culture, et elles représentent avant tout une rencontre humaine.
Y’a t-il un fait en rapport avec les ovnis sur le sol africain qui vous a marqué ?
Le premier cas qui me vient à l’esprit est évidemment celui du 16 septembre 1994 à l’école Ariel au Zimbabwe. C’est un cas remarquable avec des témoins de grande crédibilité. J’ai particulièrement apprécié le redécouvrir dans le documentaire de James Fox, ‘The Phenomenon’, et revoir ces enfants devenus adultes dans ce reportage était vraiment fabuleux. Je suis convaincu qu’il existe des cas incroyables à découvrir, d’où l’importance de soutenir UAP Afrique et son exposition.

Quels sont vos projets ?
Mes projets visent à faire progresser le sujet des UAP en le démocratisant et en sensibilisant le grand public aux enjeux associés à cette prise de conscience. À mes yeux, UAP Check est l’organisation la mieux positionnée au niveau européen et international pour faire avancer les choses. Ce que j’apprécie par-dessus tout, c’est la collaboration entre différentes cultures et métiers, ce qui est extrêmement enrichissant. Les UAP sont un sujet mondial qui touche tout le monde, quel que soit son milieu social. Nous sommes tous concernés !
Merci !








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