
Dakar, Sénégal
Avant-propos :
- Attention, je suis Africain, et ce texte n’a aucune intention de porter atteinte à notre dignité ou notre histoire. Lisez avec du recul.
- Les termes « blanc, » « noir, » « marron, » « rose, » et « orange » seront utilisés pour désigner des couleurs de peau, sans connotation raciste.
Chapitre 1 : UNE PERSPECTIVE AFRICAINE
Depuis des décennies, les phénomènes aériens non identifiés (PAN) fascinent et intriguent le monde occidental. Les récits d’ovnis ont nourri des théories et capté l’intérêt du grand public, et récemment même des scientifiques, sans le même tabou qu’auparavant. Pourtant, l’étude de ces phénomènes s’est surtout concentrée dans les pays occidentaux, sans souvent envisager d’autres perspectives.
J’écris cet article parce que ce qui nous semblait distant, presque réservé à la science-fiction, devient de plus en plus plausible avec les récentes déclarations des autorités américaines sur les PAN.
Et si… et si la rencontre était imminente ?
Cela sera peut-être difficile pour certains, mais tentons un exercice intéressant : changeons de perspective.
Et si nous envisagions l’impact d’une révélation de vie extraterrestre intelligente sous un angle africain ? Au-delà des cosmogonies, une telle révélation pourrait ébranler les structures sociales, les croyances et les valeurs en Afrique. Comment les populations africaines, souvent confrontées à des défis socio-économiques, pourraient-elles intégrer cette nouvelle information ? Quel impact cela aurait-il sur les autorités traditionnelles, les croyances religieuses, les systèmes éducatifs… ou simplement la personne lambda ? Comment les gouvernements africains réagiraient-ils ? Question trop vaste pour un seul article, me direz-vous. Je vais donc la ramener à ma propre vision et à un pays que je connais bien, le Sénégal.
Chapitre 2 : LES EUROPÉENS ÉTAIENT NOS EXTRATERRESTRES
L’histoire de l’humanité est remplie de rencontres entre cultures radicalement différentes. L’une des plus marquantes pour nous est celle entre les peuples africains et les explorateurs européens. J’ai souvent imaginé la réaction de mes ancêtres face à la première rencontre avec des hommes blancs utilisant des technologies dont ils n’avaient jamais rêvé.
Et si, à l’époque, ces Européens avaient eu une approche humaniste plutôt que conquérante ? S’ils avaient d’abord tenté de comprendre la culture africaine avant de se révéler ? Imaginons que mon ancêtre aperçoive un homme blanc dans une montgolfière, technologie révolutionnaire inventée en 1783.
Comment aurait-il décrit cette rencontre ? « J’ai vu une créature rose-orange avec une longue chevelure blonde, monté sur un objet rond et silencieux qui m’observait de ses yeux bleus perçants. » Bref, des « Nordiques ».
Qui l’aurait cru ? Il y aurait probablement eu des croyants, des sceptiques, des moqueurs, et des discussions passionnantes sous l’arbre à palabre. En adoptant une perspective africaine, on peut mieux comprendre ce que vivent aujourd’hui ceux qu’on appelle des « témoins de rencontres rapprochées ».
Chapitre 3 : UN SCÉNARIO PLAUSIBLE
Le premier contact entre l’Homme blanc et l’Homme noir a bouleversé les équilibres, provoquant des transformations profondes et durables. En analysant les réactions africaines de l’époque, nous pouvons imaginer comment une rencontre avec une civilisation extraterrestre pourrait se dérouler.
Revenons au Sénégal. Depuis cette rencontre avec l’extraterrestre blanc aux yeux bleus, les années ont passé et l’eau a coulé sous les ponts. Notre culture est restée profondément africaine, tout en intégrant les religions venues d’ailleurs, comme l’islam (des blancs avec un DIEU invisible) et le christianisme (des encore plus blancs avec même un DIEU blanc).
En discutant de cette potentielle rencontre avec différentes personnes, plusieurs éléments reviennent souvent, comme la croyance aux « djinns », « rapp », « deums » et autres êtres surnaturels de nos légendes. Cette croyance est ancrée dans notre culture ancestrale et renforcée par la religion, en particulier l’islam.
Au Sénégal, nous croyons à l’invisible, mais cet invisible revêt pour nous un caractère très religieux. Un Sénégalais qui verrait un « gris » ne penserait pas « extraterrestre », mais « djinn » – un être d’une dimension invisible à l’œil humain, sauf dans certaines circonstances. Si nous voyions des OSNI, nous penserions directement « Mami watta ».
Personnellement, j’ai fait le lien entre certains récits d’abductions et ce qu’on appelle au Sénégal des « farou rapp en wolof » : des êtres qui enlèvent des personnes pendant la nuit pour des relations intimes. D’autres êtres décrits par des « témoins de rencontres rapprochées » en Occident ressemblent étrangement à ceux que nous appelons des « kouss kondrong ». Ces êtres font partie de nos légendes populaires, mais certaines discussions peuvent parfois ouvrir sur des aspects plus profonds.
Une discussion m’a particulièrement marqué en 2021 avec un ami ingénieur brillant, convaincu de la possibilité de vie ailleurs (multidimensionnel compris), mais avec une réserve. Après des heures de discussion fascinante, il m’a dit : « Si ces extraterrestres arrivent en affirmant qu’ils sont musulmans et qu’ils souhaitent aller à la mosquée avec nous, alors d’accord. Sinon, ce sont des démons en alliance avec les Blancs pour nous dominer encore une fois, et il faudra se défendre car l’esclavage est fini. » Vision qui, étonnamment, n’est pas très éloignée de celle de certains hauts fonctionnaires américains, comme mentionné dans le livre Imminent de Lue Elizondo.
Au-delà de l’aspect parfois loufoque, cette question reste sérieuse. Car oui, notre premier contact avec « l’étranger, l’Alien » n’a pas été une réussite pour notre peuple.
Conclusion :
Sur une note positive L’Afrique a déjà connu un premier contact. Nos croyances ont été bouleversées, notre tissu social fragilisé, nos langues affaiblies, notre médecine remise en cause, nos technologies rendues obsolètes. Nous avons même vécu la pire des violences humaines. Mais nous sommes toujours là. Un premier contact extraterrestre mondial ne nous effraie pas, nous en avons vu d’autres. Et je dirais même que si ces extraterrestres sont intelligents, ils feraient bien de se manifester d’abord en Afrique : ils y trouveront un accueil chaleureux… ou PAS .
-SANS-NOM-DE-PLUME-






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