[…] voici une histoire qui aurait pu débuter comme un conte des mille et une nuits, mais qui se clôturera en une véritable tragédie.

Nous voici donc transportés en plein dans les années fin 1970, dans le sud du désert marocain, du côté de la Ville de Laâyoune. Cité d’importance capitale située au cœur du Sahara Occidental, elle est un centre administratif et minier. La région est d’ailleurs le cadre d’une source de tensions depuis des années entre d’une part le Maroc, qui en revendique la possession, et d’autre part la population sahraouie, dont une très large partie qui souhaite son indépendance. Entre 1919 et 1975, la zone est utilisée pour des postes militaires espagnols et pour les caravanes de passage ; avant 1930, il ne s’agissait que d’un simple point de ravitaillement en eau à la manière d’une oasis. La ville a été fondée en 1932 par le colonel De Oro, un colon espagnol. Laâyoune a notamment pour vocation de sédentariser les ouvriers autochtones nomades qui travaillent dans les nombreuses mines de phosphate.

Le témoin principal des faits se nomme le capitaine Bouazza. Un homme qui se trouve être depuis de nombreuses années au service de son pays natal, dans les forces armées marocaines. militaire de 38 ans, carabine à l’épaule et pistolet en bandoulière, il est surtout bien décidé à garder coûte que coûte les frontières de son pays contre les incursions du mouvement  »Polisario » ! Le Front Polisario, une forme abrégée de l’espagnol que l’on peut traduire par  »Frente Popular de Liberación de Saguía el Hamra y Río de Oro (Front populaire de Libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro), connu aussi sous le nom de  »Frelisario » est un mouvement politique et armé du Sahara occidental. Mouvement créé en 1973 pour lutter contre l’occupation espagnole. Résolument opposé depuis 1976 au Maroc pour son contrôle. Les journées étaient d’ailleurs longues pour le capitaine Bouazza. Faire le planton sur l’un des nombreux points de contrôle n’était pas du tout approprié pour un homme d’une telle envergure. Les soirs de changement de tour de garde étant plutôt là aussi monotones. Pour rompre ce vide oppressant, il les passait à se raconter quelques histoires entre collègues. Or, dans son fort intérieur, il avait une envie folle de découvrir les peuplades bédouines et leur hospitalité légendaire. Un jour, alors qu’il se trouve autorisé par un de ses supérieurs hiérarchiques à avoir une permission avec deux de ses adjoints, ils décident tous trois, pour essayer de se vider les esprits, de se rendre dans le désert afin de se détendre et de d’admirer les splendides paysages. Et qui sait, de rencontrer les bédouins par la même occasion qui leur feraient peut-être l’immense plaisir de bien vouloir partager avec eux, leurs coutumes et traditions ancestrales.

Le premier jour, pour nos trois amis d’infanterie, fut passé à flâner nonchalamment dans ces paysages désertiques. Sans qu’aucun problème particulier ne surgisse et qu’aucun peuple du désert ou un quelconque dromadaire ne soit aperçu, là, niché au beau milieu de nulle part. Résignés après cette recherche infructueuse, ils vont alors planter leurs petites tentes militaires pour y passer la nuit. Après un repas sommaire, nos trois aventuriers finiront par s’endormir sous une voûte étoilée. Dans la froideur du désert, pour se laisser emporter par des rêveries innocentes. Le deuxième lever de soleil, quant à lui, laissa la place à une tout autre aventure…

Un repas presque parfait ! Ce jour-là, il faisait un temps splendide. Après le petit-déjeuner accompagné d’un bon café corsé, ils partirent une nouvelle fois la recherche des peuples nomades. Le soleil ardent brûlait leurs peaux. Malgré leur persévérance, ils ne remarquaient aucun signe de vie à l’horizon. Aucun être humain ne se dévoilait. Toutefois, à force de persévérer, la chance va finir par tourner en leur faveur ! C’est alors que, sorti de nulle part, un vieil homme de la taille d’un dos courbé par les ans et vêtu des habits traditionnels sahariens, leur fait signe d’un geste de la main, au loin, de venir le rejoindre. Or, cette présence détonnait, dans ce lieu totalement désert. Une fois fait, et enfin arrivés sur place, nos trois camarades d’infanterie, ont la délicate surprise de constater une tente à la toile dressée de magnifiques ornements, d’un style très moderne pour cette époque. Dans l’immédiat, et après une étude attentive. Ils constateront, que les mâts de cette tente, semblent avoir été fabriqués avec d’autres essences d’arbres dont ils ne peuvent en deviner leur probable origine. Mais, ils eurent été bien en peine de lire les mystérieux motifs qui se trouvaient peints sur cette grande toile tendue qu’ils regardaient si attentivement. Malgré un confort rudimentaire, l’ensemble donnait une surprenante impression de modernisme. Le nomade du désert, apparemment fier de sa  »casbah », que les étrangers semblaient regarder avec admiration, proposa alors au capitaine Bouazza ainsi qu’à ses deux officiers, la fameuse hospitalité sous sa tente traditionnelle berbère. Afin de partager en ce vendredi Saint, le traditionnel plat national, le couscous.

Soudainement, un parfum étrange et pénétrant s’infiltra dans l’air, les laissant découvrir, où était dressé à même le sol dans un grand plat en argent, le magnifique et copieux dîner pour nos convives. Le vieil homme, confortablement installé dans un fauteuil en métal, observait nos trois amis en caressant sa barbe d’un air pensif. Il donnait l’impression d’être tendu et fatigué, mais ses yeux brillaient d’une énergie indéchiffrable. Puis l’ancien, fit un geste au capitaine et indiqua un siège libre à sa gauche. Les trois hommes entrèrent et prirent place.

Après avoir pris place sur de très petits coussins, leurs regards furent soudain portés vers l’extérieur de la tente, où étaient apparues les silhouettes angéliques et longilignes de trois petites femmes avec d’énormes yeux d’un bleu éclatant. Elles étaient si semblables que rien, à première vue, ne les distinguait l’une de l’autre. À quelques pas de la tente, un sourire chaleureux et un signe de tête amical leur furent adressés par les magnifiques déités. À certains moments, d’un simple signe de tête, l’une ou l’autre approuvait une déclaration prononcée d’une voix si basse qu’elle devenait incompréhensible. Puis l’une d’elles a commencé à lui parler. Elle semblait dire : « Bienvenue étranger, ce n’est pas par accident que vous êtes ici ! Ne crains rien, » dit-elle d’une voix douce et mélodieuse. Néanmoins, il ne se souvient pas avoir vu ses lèvres bouger pour lui dire ces mots. Le vieil homme à la peau pâle semblait avoir une certaine aisance, car il disposait de serviteurs vêtus d’un  »deraa » de couleur noir. Habit Saharien avec un chèche qui leur couvrent la totalité de la tête.

— Tiens donc, » lancera un des amis subtilement à voix basse dans le creux de l’oreille du capitaine. — Des femmes habillées en hommes…. ». Effectivement, dans ce murmure à peine voilé, notre gradé prit acte de leur étrange accoutrement.

Il constata encore avec un certain étonnement la présence subtile d’une mèche de cheveux de l’une d’entre elles, qu’il devina d’un blond magnifiquement éblouissant. Ses cheveux longs et blonds encadraient un visage d’une beauté saisissante. Il le savait d’ailleurs très bien, il est de coutume chez les bédouins de porter les cheveux longs. Lors des jours de fêtes, ils se plaisent à dévoiler leurs longues boucles, ordinairement cachées sous le shemagh (le keffieh). Les femmes, quant à elles, portent de longues et magnifiques tresses. La couleur préférée pour la chevelure est le rouge tirant sur le rouge ocre. Il faut savoir que les femmes berbères ont recours à l’urine des chevaux pour donner cette teinte charismatique à leur chevelure. Alors, pourquoi cacher de si beaux cheveux en plein jour de fête, pensa t-il ?

Puis, une conversation fut engagée par le vieux bédouin, dans ce qui semblait être, un très long monologue, où il leur tint à peu près ces mots. — Mon peuple se souvient d’un temps lointain, avant même que la Lune ne devienne la compagne de la Terre, où tous les fils du monde portaient encore en eux les germes du mal et du désespoir. Et d’une puissance venue du ciel, qui créa les sources d’eau et les étoiles. Un dieu au sang aussi froid qu’un serpent, et au rire aussi piquant qu’un scorpion. Mon peuple est celui qui entraîne avec lui, les âmes vers ce ciel d’abîme sans fond… » […]

Il s’agit d’un extrait de livre ‘Le masque des Anges (Zeta Reticuli Project)’ de José Bouillon, pionnier du courant nommé ‘Dark Ufologie’. Un pavé de 200 pages troublantes qui montrent les aspects les plus dérangeants de la question OVNI, qui trouvent un nouvel écho à travers les propos récents de différents lanceurs d’alerte aux Etats-Unis, au Canada etc.

Fasciné depuis son plus jeune âge par les mystères de l’univers, José Bouillon s’est engagé dans une quête sans relâche pour comprendre les phénomènes OVNI. En s’inspirant des travaux de pionniers de l’ufologie, il a développé une approche rigoureuse de l’investigation, lui permettant d’étudier des cas uniques au monde.

Il a également collaboré avec des personnalités telles que Jimmy Guieu. José Bouillon est également directeur des enquêtes de la prestigieuse revue Française Lumières dans la Nuit, et son rôle de responsable ufologique de Top Secret magazine témoigne de son engagement à faire avancer la recherche dans ce domaine. Il est le créateur du mouvement Dark-Ufologie depuis 1995 et du groupe le GETI.

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