Lionel Jospin, homme politique, nous a quittés. Il fut, notamment à gauche, l’une des rares personnalités politiques à émettre un intérêt pour la question OVNI. La réaction de Lionel Jospin au rapport COMETA (1999) a été discrète et non publique, mais positive.

Le rapport COMETA — un document non officiel de 90–116 pages sur PAN/OVNI, rédigé par un comité d’experts et remis en main propre par Jean-Jacques Velasco (ex-directeur du GEPAN) au Premier ministre Lionel Jospin en 1999, n’a suscité aucune réaction officielle du gouvernement français.

Olivier Schrameck, qui était alors directeur de cabinet de Lionel Jospin, a déclaré que le Premier ministre a lu le rapport et l’a annoté « pour marquer son intérêt ».


Cela indique une prise au sérieux personnelle, sans pour autant déboucher sur une position publique ou une commande d’enquête supplémentaire.

Lionel Jospin a manifesté un intérêt personnel marqué (lecture attentive + annotations), ce qui tranche avec l’indifférence ou le rejet qu’on aurait pu attendre d’un chef de gouvernement sur un sujet aussi controversé. Cependant, il n’y a eu aucune prise de position publique ni réaction institutionnelle officielle. Le rapport est resté sans écho gouvernemental formel, comme l’ont confirmé plusieurs protagonistes impliqués (« aucune réaction officielle » selon Christian Marchal du COMETA).C’est typique de la gestion française du dossier OVNI à l’époque : intérêt en coulisses via des structures comme le GEIPAN, mais grande prudence publique.

Rappelons que la France est, de loin, le pays de la francophonie qui a poussé le plus loin son intérêt institutionnel et scientifique pour les OVNI , en étant le seul pays au monde (et donc le seul pays francophone) à maintenir depuis près de 50 ans un service public permanent, officiel et financé par l’État dédié à l’étude des OVNI/PAN : le GEIPAN, rattaché au CNES (Centre National d’Études Spatiales) depuis 1977 (anciennement GEPAN puis SEPRA).

Nos pensées vont aux proches de Lionel Jospin.

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