
Nous en parlions en fin du colloque OVNIS, BRICS ET GEOPOLITIQUE à Massy le samedi 19 septembre : côté ufologie, il se passe beaucoup de choses en France et c’est heureux. Effet collatéral de la déclassification des fichiers par le Pentagone ? Sans doute.
La discipline de l’ufologie est vaste, elle regroupe plusieurs sujets, dont celui, intéressant, périlleux, emmerdant même (osons le dire), des abductions.

Ainsi le 10 et 11 octobre se tient la conférence Abduction et rencontres rapprochées à Cestas, en Gironde, organisée par Christophe Laurent du CCRA. Une des intervenantes, Fabienne a accepté d’échanger avec l’équipe d’UAP Afrique.
Fabienne, pourquoi cet événement est important à vos yeux ?
Il permet d’avoir une visibilité pour les gens qui ont vécu des choses extraordinaires, qui peuvent s’exprimer. L’événement donne la possibilité de s’exprimer, de libérer la parole. Le public qui reçoit ces paroles peut être interpellé, être curieux, se poser des questions. A l’heure actuelle, il n’y a que les connaisseurs ou les gens qui s’intéressent à ce sujet qui sont au courant un peu de l’avancée des choses. Mais pour les personnes lambda qui veulent découvrir, ça va leur permettre de comprendre qu’il y a des choses qui peuvent exister en dehors de leur quotidien. C’est très important de dire qu’il peut exister des choses extraordinaire qui peuvent arriver à n’importe qui.
Pensez-vous que la question des abductions est considérée un peu plus sérieusement en France et en francophonie à l’heure actuelle ?
Je pense qu’il y a beaucoup de travail à faire encore. En ce qui me concerne, c’est pas du tout ancré dans le quotidien même si ça commence un petit peu à être révélé, être un petit peu acceptable. Déjà expliquer qu’il se passe des choses extraordinaires dans le ciel, c’est difficile à faire comprendre et assimiler alors imaginer que des personnes ont été approchées par des entités exogènes, c’est difficile à expliquer, à faire comprendre et faire accepter, après c’est pas une question de croyance, c’est une question d’écoute et de faire comprendre que le phénomène est bien plus vaste qu’on le croit. Heureusement qu’il y a des associations qui ont été là, qui sont à l’écoute, je pense au MUFON avec Janny Charrueau, qui m’a écouté, qui m’a envoyé près de gens compétents, des psychologues et des médecins spécialisés, c’est très important la prise en charge, ce qu’on demande c’est d’être compris et de comprendre si possible ce qui se passe. Il y a aussi le CERO, qui est très important par rapport à l’écoute, heureusement qu’il y a des organisations comme ça.
Qu’est-ce qui vous a décidé à prendre la parole dans l’espace public ?
Quand on est confrontée à des phénomènes comme ça, on est obligée d’en parler, de faire comprendre aux gens qu’il se passe des choses à l’extérieur dont on n’a même pas idée, il faut ouvrir les gens à tout ça sans que ce soit sectaire, il faut être dans la recherche. c’est pour ça que je témoigne, je veux libérer la parole, peut-être des gens s’y reconnaîtront. Je veux rester dans l’humilité et la recherche de la vérité. Si cela peut faire du bien aux gens, contribuer à la libération de la parole, tant mieux, j’en serai très heureuse. Je sens qu’il ya besoin de parler, tout simplement, d’échanger.

Jean-Gabriel Greslé
Au tout début, quand il m’est arrivé ce qui m’est arrivé, la première personne que j’ai vue à l’époque c’était le commande de bord Jean-Gabriel Greslé qui était venu me voir à Pau. Ensuite, des années plss tard, j’avais fait venir Sylvain Matisse pour présenter son travail sur les OANIS, il était venu ici faire des conférences, je lui ai parlé de mes expériences. C’est grâce à lui que j’ai connu le directeur international de Mufon France, Eric Barrouillet, et par son bien, très à l’écoute, il m’a redirigé vers Janny Charrueau.


Janny Charrueau
Je n’oublie pas les autres organisations comme UAP Afrique qui oeuvrent pour la sensibilisation à ce sujet là, notamment pour les pays africains, de toute façon, cette question sensible concerne le monde entier, c’est très important que les choses bougent.
Merci !

Un autre événement important qui témoigne de la vitalité du monde ufologique français, c’est la cinquième rencontre ufologique de Montsoreau, ce sera le 24 et 25 octobre.

https://www.youtube.com/@ScienceInterdite
Enfin, une chaîne qui devrait faire parler d’elle à l’avenir de plus en plus, la chaîne Science Interdite par un brésilien francophone qui décrypte notamment le cas COLARES, où des ovnis attaquèrent et tuèrent des habitants dans le nord du Brésil, nécessitant une intervention de l’armée (Opération Prato) en 1978.

Mis à part quelques réactions isolées de politiciens en France après la déclassification des fichiers par Trump (dont deux qui ont participé à l’organisation d’un colloque à l’Assemblée Nationale en juin dernier), le monde politique de façon générale se tait. Est-ce par qu’il gère des ‘priorités’ ? Ou est-ce une nature particulière, celle de l’homo politicus, celle qui fit dire à Beaumarchais, il y a quelques siècles déjà : « Mais, feindre d’ignorer ce qu’on sait, de savoir tout ce qu’on ignore ; d’entendre ce qu’on ne comprend pas, de ne point ouïr ce qu’on entend… voilà toute la politique, ou je meure ! » ?





Laisser un commentaire