Maka Kotto, ancien ministre québécois de la Culture (d’origine camerounaise), chroniqueur au Journal de Montréal et au Journal de Québec, a fait progresser le sujet OVNI/PAN dans les médias grand public québécois en le traitant de façon sérieuse et régulière dans ses chroniques d’opinion en 2023.

Maka Kotto, de son vrai nom Léopold-Marcel Kotto-Maka, naît le 7 décembre 1961 à Douala, au Cameroun. Après des études en France (baccalauréat à Saint-Quentin, droit, science politique et formation en art dramatique), il s’installe au Québec dans les années 1980. Acteur, metteur en scène et enseignant, il entame une carrière artistique avant de se lancer en politique.

Élu député du Bloc québécois à Ottawa en 2004, il devient le premier homme noir africain élu au Parlement fédéral canadien. Il joint ensuite le Parti québécois et est élu député de Bourget à l’Assemblée nationale en 2008. Ministre de la Culture et des Communications du Québec de 2012 à 2014 sous Pauline Marois, il se distingue par son engagement pour la diversité culturelle.


Auteur et chroniqueur (notamment au Journal de Montréal), il aborde des sujets variés, dont les OVNI/PAN avec un regard sérieux. Marié et père de quatre enfants, il incarne un parcours singulier d’immigrant engagé, résumé par sa formule : « Racines au Cameroun, fleurs en France, fruits au Québec ».

Et justement il a sorti le thème OVNI des marges « conspirationnistes » ou sensationnalistes pour l’amener dans un journalisme mainstream respecté, avec un ton rigoureux, informé et ouvert à l’exploration scientifique.

On se souvient de son édito au titre cinglant dans le Journal de Montréal le 18 décembre 2023 : ‘OVNIs, on ne rigole plus.’ ( lire ici https://www.journaldemontreal.com/2023/12/18/ovnis-on-ne-rigole-plus)

Et force est de constater qu’on rigole moins avec ce sujet en Occident (un peu moins). La gêne et la perplexité dominent, et rappelons encore, l’abondance de faisceaux de preuves de l’existence d’Aliens ne vaut pas LA preuve.

Les écrits de Maka Kotto relaient les développements américains (audiences au Congrès, témoignages de David Grusch, David Fravor, Ryan Graves, vidéos Navy, etc.) tout en insistant sur la nécessité d’une approche scientifique, transparente et responsable, bref le sujet est légitime et n’est pas réductible à une lubie de complotiste. C’est ce que disait Sylvain Maisonneuve dans l’émission C’dans l’air le 25 avril dernier.

Sylvain Maisonneuve est un ancien avocat français et ex-conseiller ministériel. Il a notamment travaillé pendant cinq ans (environ 2020-2025) comme conseiller auprès de ministres régaliens à Bercy (ministère de l’Économie), où il s’est occupé de crises comme le Covid-19, les émeutes ou les catastrophes naturelles. Il a fait le tour des médias l’an dernier avec son ouvrage « OVNI, l’enquête déclassifiée » (éditions Albin Michel).

C’est là aussi un changement notable : ni Maka Kotto ni Sylvain Maisonneuve ne sont des ufologues militants. Mais ce sont des passeurs crédibles qui ont ouvert les portes des médias traditionnels. Qu’il est désormais difficile de refermer.

Le sujet UAP est un sujet gluant, visqueux, trouble, qui s’impose d’une manière ou d’une autre. Et l’actualité UAP est telle qu’elle ne laisse aucun répit aux sceptiques traditionnels. Il est en ainsi de Christian Page, sceptique québécois notoire qui court après le sujet, surréagit avec la mauvaise foi que ses détracteurs lui reprochent et n’apporte rien au débat actuel. Nous n’irons pas par quatre chemins : un édito de Maka Kotto vaut quatre émissions avec Christian Page. Le Québec ne manque pourtant pas d’ufologues remarquables : entre autres, François C. Bourbeau, Jean Casault, des véritables personnalités. Qui ne jouissent pas de la reconnaissance qu’ils devraient avoir. Sait-on par ailleurs que le Québec est souvent en tête pour le nombre de signalements d’OVNI dans tout le Canada ?

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