
Loxton, Afrique du Sud
Cynthia Hind était une ufologue sud-africaine, membre du MUFON américain. En tant que telle, elle enquêta sur de nombreux dossiers ufologiques en Afrique du Sud. Elle écrivit deux ouvrages dans lesquels ses enquêtes sont consignées. Aujourd’hui, je vais vous entretenir de l’atterrissage à Loxton, extrait de son premier livre (Ufo African Encounters).
Cynthia Hind eut vent de cette affaire par un article de presse du 24 août 1975. L’observation s’étant passée le 31 juillet 1975, à Loxton, un village d’Afrique du Sud.
Avec son mari, Cynthia Hind se rendit à Loxton en voiture et rencontra le témoin, Danie Van Graan, lequel disait avoir observé un objet argenté oblong stationné sur un champ de sa ferme d’élevage.

Danie Van Graan
Il dit avoir observé plusieurs personnages à travers les hublots de l’appareil. Ceux-ci sont dépeints comme mesurant 1,50m, ayant une peau claire, des yeux bridés (« slanted eyes »), des cheveux clairs ou blonds (« fair hair » [Danie a d’ailleurs dit qu’ils ressemblaient à des Russes]), de longs os sur les joues descendant sur un menton pointu. Ils portaient des capuches abaissées lorsque Danie Van Graan put voir leurs visages. Ils étaient vêtus de salopettes couleur crème.
Danie s’approcha de l’engin mais, à 5 mètres, les êtres l’aperçurent et un rayon de lumière le frappe aux yeux. Il se sentit confus, désorienté et ressortit du champ où était situé l’appareil.
A propos de l’engin, il émettait un son constant et un fredonnement qui revenait à intervalles réguliers. Il distingua 3 pieds sous l’engin. Plus tard, il aperçut 3 lignes qui se croisaient au sol, formant une étoile à 6 branches. Et il y avait 4 marques à l’extérieur du périmètre. À l’intérieur du croisement des 3 lignes, Danie trouva une substance granuleuse. Cynthia Hind fit analyser cette substance au Bureau d’Etudes Géologiques de Prétoria (Afrique du Sud) et les résultats montrèrent la composition suivante : de la poussière de carbone, de la poussière et du sable feldspathique dérivée du quartz, avec des petites quantités de feldspath et de thaumasite. Tout cela est présent dans les terres de Danie, mais pourquoi une telle concentration sur le lien d’atterrissage ? Il n’y avait aucune trace radioactive.
Danie montra aussi, plus tard, en 1978, un petit objet en verre mesurant 3 à 4 cm, d’une couleur noire et d’un vert brillant. À l’intérieur de ce verre, il y avait du sable et de l’herbe. Le laboratoire de Prétoria l’analysa et la classa dans la famille des colophanes (sorte de résine de pin) mais il ne peut déterminer la température de fusion.



Les 4 marques à l’extérieure de l’étoile au centre de l’atterrissage sont une sorte de flèche.
L’engin vu par Danie décolla ensuite très rapidement ; débord à un angle de 15-20°, puis un angle de 45° avant de disparaitre à une très grande allure.
Danie observa plus tard que son nez saignait. Un effet de la lumière qui l’aveugla ?
Des personnes venues d’Afrique du Sud vinrent observer la marque au sol, après publication dans les journaux locaux (24 aout 1975). Selon Danie, certains étaient des officiels du gouvernement sudafricain.
Poursuivant les recherches, Cynthia Hind va prendre des échantillons du sol à l’intérieur de la zone d’atterrissage car celle-ci est quasiment « nue », alors qu’aux alentours la luzerne croit normalement. Les échantillons, mis sous sacs plastiques, furent envoyés à l’institut d’études géologiques du Zimbabwe (Rhodésie). Les résultats par spectromètre furent les suivants :
Zinc : moins de 50 ppm.
Cuivre : moins de 20 ppm.
Plomb : moins de 20 ppm.
Nickel : moins de 50 ppm.
Argent, arsenic, bismuth, molybdène, antimoine, tungstène ne sont pas visibles.
Une analyse chimique montre :
Sodium : 2.38%
Potassium : 2.40%.
Et le caractère alcalin du sol à cet endroit n’est pas propice à la végétation.
Il y a eu des traces de pas relevés près des ruches, lesquelles étaient deux fois plus larges que celles d’humains.
Si aucun des voisins de Danie Van Graan n’a observé l’objet, près de Loxton un enfant un vu un objet voler qui ressemblait à celui décrit par Danie. Ce dernier a rencontré la mère de l’enfant (9 ans) mais elle était terrorisée qu’il lui arrive quelque chose et Danie n’a pu obtenir de description ou témoignage.
Danie a aussi observé des choux avec 7 à 8 tiges, ce qui est assez inhabituel, sachant qu’il n’y avait pas trace de radiations.
Mais le plus surprenant est peut-être ce rêve vécu par Danie peu de temps après l’atterrissage de l’engin. Il précise qu’il ne se souvient jamais de ses rêves alors que celui-ci sortait de l’ordinaire. Il se voyait sortir d’un château en ruines au sommet d’une très haute montagne, traverser une forêt de grands conifères, et se diriger vers un paysage entièrement rempli de sable, et qu’il trouve très joli. Son rêve ne contiendrait-il pas un symbole lorsque l’on connait le contenu des messages à caractère écologique ?
Danie garda aussi des problèmes au niveau de la vision après avoir été atteint par le rayon lumineux alors qu’auparavant, âgé de 69 ans lors de l’observation, il n’avait aucun problème de santé. Danie mourut d’un cancer le 4 janvier 1981.
Voici l’histoire telle qu’investiguée par Cynthia Hind.
L’on peut regretter que l’ufologue n’ait pas voulu placer le témoin sous hypnose pour faire revivre certains détails de sa mémoire. Cependant, le témoin se souvenait de tout dans les moindres détails, aussi cela peut-il paraitre anecdotique.
Toutefois, plusieurs éléments sont importants dans cette observation.
Le premier est lié à l’endroit de l’atterrissage sur lequel la luzerne n’a pas repoussé plus d’un mois après, lors de la première visite de Cynthia Hind. On l’a vu plus haut, les analyses chimiques montrent quelques anomalies sur les résidus récupérés sur place. Toutefois, l’ufologue reconnait elle-même qu’elle n’a pas pensé à prendre de la terre à l’extérieur de la zone d’atterrissage afin d’avoir un groupe témoin. Scientifiquement, on ne peut donc complètement valider les analyses scientifiques du centre géologique de Prétoria.
Ensuite, il est question de traces physiques de l’atterrissage de l’engin sur place. Elles sont intrigantes et peut-être sont-elles intéressantes du point de vue symbolique. Trois lignes qui se croisent pour former une étoile à 6 branches peuvent indiquer une référence aux étoiles. Les trois lignes sont-elles en lien avec trois dimensions dédoublées, menant à six dimensions ? Par ailleurs, les flèches, que l’on pourrait aussi qualifier de « pattes d’oie », ont-elles un symbolisme ? Et si oui, lequel ?

Un autre symbolisme intéressant, et non des moindres, est le fait que le témoin ait vu des hommes blancs, avec des cheveux clairs ou blonds, faisant penser à des Russes. Même si à l’époque la Guerre Froide battait son plein, il est un autre contexte qui me semble intéressant localement : celui de l’apartheid. Autrement dit, une situation politique où les Blancs d’Afrique du Sud interdisent aux Noirs colonisés l’exerce de droits civiques et imposent une discrimination raciale. Par conséquent, dans ce contexte, l’observation d’individus aux cheveux clairs n’est-elle pas un rappel des dérives de la société raciste ? Un deuxième niveau de lecture est possible : le fait que ces humanoïdes aient été pris pour des Russes n’est-il pas un message sur les dérives de la Guerre Froide ? Une lecture symbolique qui pourrait dénoncer le contexte politique et ses dérives au moment de l’observation.
Une affaire d’atterrissage mal connue en Occident, mais qui rejoint les observations ailleurs dans le monde : des humanoïdes observés, une trace d’atterrissage, des marques au sol et des analyses sur les résidus laissés par l’objet reparti à grande vitesse.

Forêt de pins en Afrique du Sud
Enfin, terminons par ce rêve de Danie Van Graan, très réaliste selon lui et dont il n’avait pas l’habitude car il a déclaré ne pas se souvenir de ses rêves. Or, dans ce rêve qui peut être décrypté par la symbolique, nous avons le témoin qui passe d’un château en ruine sur une haute montagne, entourée de conifères, à un très beau désert de sable. Ici, la traduction semble évidente (trop ?) lorsque l’on connait le contenu des messages communiqués aux abductés : la destruction du biotope naturel terrestre. Un message écologique que l’on retrouve dans de très nombreux messages transmis aux contactés et abductés depuis les années 50. Le château en ruine semble même indiquer la ruine de nos sociétés, en plus de celle du biotope. Les deux étant plutôt liés.
Mais si l’on pose l’hypothèse que ce message au contenu symbolique ait pu être inspiré par les êtres qu’il a observé de loin, cela suppose que Danie Van Graan était toujours placé sous l’influence de ces êtres plusieurs plus tard après l’observation. Ce qui n’est pas étonnant pour qui connait bien le dossier ufologique.
Cette enquête sur une observation à Loxton, par un éleveur est donc riche d’enseignement. Un enseignement que l’on retrouve à d’autres endroits du monde quant à la symbolique laissée par ces êtres et au message onirique.

Et, il n’est peut-être pas inutile de relier cette observation à un roman de Jimmy Guieu, paru en 1977 : La colonie perdue. Dans ce roman, Ronny Blade et William Baker, les deux businessmen du XXIVè siècle, vont sauver l’équipage d’une navette échouée sur une terre qu’ils exploitent pour développer la civilisation présente et faire des affaires. Ils vont intervenir sur le monde d’origine de ces êtres à la peau bleue, les Bn’angahoons, exploités par des prisonniers terriens échappés d’un bagne et ayant constitué une société ségrégationniste sur New Terra. Blade et Baker vont rétablir la justice et les droits des êtres à la peau bleue et leurs métis.
On le voit, Jimmy Guieu critique ici l’apartheid sudafricaine en filigrane, ainsi que celle des ex prisonniers australiens vis-à-vis des habitants d’origine du pays. Le livre de Cynthia Hind ne paraissant qu’en 1982, il ne semble pas y avoir eu d’influence entre les deux ; encore que l’ufologue français avaient de nombreux contacts à l’international.
Ceci étant une façon de démontrer que l’ufologie n’est pas forcément vierge de tout contexte politique des sociétés dans lesquelles se font les observations…
Stéphane Royer
Stéphane Royer est ufologue, auteur et conférencier, et donne des conférences à travers la France. Il est l’auteur, aux côtés de Didier Gomez, de ‘Ovnis et nucléaire – Sommes-nous sous surveillance ?’, paru chez JMG Editions en 2021. Il est également l’auteur d’ un article sur les OANIS (Objets Aquatiques Non-Identifiés) en Russie en 2019.






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